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Les autres, en vrai, ils s’en foutent

Même la personne qui t’aime le plus au monde ne pense pas à toi en permanence.

C’est la phrase que je me répète lorsque je commence à me poser mille questions sur ce que je devrais faire, ce qu’il est bien de dire, sur ce que je n’aurais jamais du écrire (trop tard), sur ce que vont bien pouvoir penser les zotres…

Les zotres n’existent pas. Les zotres sont un ensemble de « moi » qui ne pensent qu’à soi. Tout ce qu’ils voient/entendent/vivent est interprété selon leur propre logiciel, dont tu n’auras jamais le code.

Déjà, soi-même, on n’a pas forcément toutes les clés pour se comprendre, alors les zotres…

Chaque seconde de ta vie, tu es seul.e. Ce n’est pas cette solitude qui est triste, c’est de ne pas l’accepter. Chercher, subir le regard des autres, c’est nier cette solitude.

Je ne suis pas nihiliste, ni même misanthrope, rassure-toi, je sais qu’il y a entre nous tous des liens, des connexions, des regards qui en disent long, des rires partagés, de la connivence, de la complicité, de l’agacement, de la haine parfois.

Il y a toutes ces pensées, ces émotions, ces sentiments qui nous portent vers l’autre et nous permettent de vivre ensemble.

Mais chaque personne ne vit qu’avec elle-même.

Je suis le centre de ma vie, tous les zotres tournent autour. Plus ou moins loin, plus ou moins longtemps, avec plus ou moins d’influence sur moi. Nous sommes tous l’électron d’autres noyaux.

Se voir au centre de sa vie n’est pas de l’egocentrisme. L’egocentrisme, c’est oublier que tous les zotres sont au centre de leur propre vie, et croire qu’ils ne sont que des électrons à notre disposition.

Les zotres, en vrai, ils s’en foutent.

Enfin, non, ils ne s’en foutent pas. Mais les enjeux ne sont pas les mêmes que pour toi, loin de là.

Je te vois avec le premier article de ton blog. Je te vois avec ton premier post sur Facebook.

Tu ne sais pas, tu ne sais plus, tu hésites. Que vont-ils penser ? (Ils s’en foutent).

Tu trembles, mais ça y est, tu cliques. Publié. Que vont-ils s’imaginer ? (Ils s’en foutent).

Tu es écartelé.e. Dois-tu en parler à la terre entière (mais tu es folle, ça pourrait passer pour de la prétention !) ? Dois-tu garder le silence (mais tu es folle, à quoi ça servirait, alors !) ?

Tu attends la première réaction.

« Oh c’est super ! » devient chez toi « elle dit ça pour me faire plaisir ».

« Bon, ben j’attends la suite » devient « c’est pas terrible, t’aurais pu faire mieux ».

Rien devient « Personne ne m’aimeuhhhhh ».

Car oui, je te le dis, le pire, ça n’est pas quand on reçoit des critiques (même si c’est dur, je te l’accorde). Le pire, c’est quand les zotres… s’en foutent vraiment.

Quand ta mère ne te lit pas, quand ton meilleur ami ne te complimente pas, quand ton chéri n’a même pas remarqué que tu avais lancé ton blog. Bref, tout ce que tu prends pour de l’indifférence.

Je te vois, toi, qui ne publies que les articles que tu as relus mille fois en changeant chaque phrase dix fois, en doutant comme un fou, en traquant les coquilles.

Je te vois, toi qui penses que ce que tu écris ne sert à rien, n’intéresse personne, ne changera pas la face du monde.

Je te vois, toi, qui t’empêche de nous parler de ta vision sous le (fallacieux) prétexte que tout aurait été fait. Oui, et alors ?

Tu sais quoi ?

Les gens, en vrai, ils s’en foutent. Pas de toi ni de tes écrits.

Ils s’en foutent des coquilles (tant leur nombre est raisonnablement bas :)).

Ils s’en foutent de tes états d’âme, sauf si tu en fais un article.

Ils s’en foutent que bidule et machintruc ait déjà parlé de ça, ils veulent savoir ce que TOI tu as à dire sur ça. Oui, oui, j’te jure.

Parfois, les zotres, ils ont beau s’en foutre, ils croient plus en toi que toi. Ils ont plus confiance en toi que toi.

Alors, la prochaine fois que ta (tellement) mauvaise excuse pour ne pas accomplir ce que tu as à accomplir comporte « les autres », rappelle-toi : les autres, en vrai, ils s’en foutent.

Du coup, vas-y, accomplis. C’est cool, promis.

(Et pense à t’abonner à Clandestine, ma newsletter pour recevoir des mots tout beaux, tout chauds !)


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