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Où il est question de Communauté

par Publié le 0

Hello,

Une fois n’est pas coutume, j’ai vraiment eu du mal à la sortir cette Clandestine.

Je l’ai écrite mille fois dans ma tête, je savais quel thème je voulais aborder mais pas avec quel angle. J’ai changé cent fois de titre, ce qui est rarissime.
J’ai eu beaucoup d’autres idées thématiques, de manière assez fulgurante. Arrivées, reparties sans que j’aie même le temps de les noter et donc immédiatement oubliées.
Comme si c’est celle-ci que je devais écrire avant que de continuer sur autre chose. Purement intuitivement.
OK.

Communauté.

Voilà un mot qui provoque chez moi bien des sueurs froides.
J’y entends les points communs, le vivre ensemble, la communion, le partage. Une forme assez intense de collectivité. Pas juste des individus les uns à côté des autres, mais intriqués les uns avec les autres (je t’ai vu·e, toi avec ton mauvais esprit ^^). Echanges d’énergies, envies communes, points de ralliement.
Communauté : « lieu » où l’inconnu·e se sent accueilli·e du simple fait de partager quelque chose avec l’ensemble des personnes qui en font partie.

Toutes choses qui me sont parfaitement étrangères, du moins le croyais-je.

Si tu regardes bien, la vie de l’humain·e est un joyeux bazar communautaire.
La famille. La religion. L’école, le collège, le lycée, études sup. Le stade. Le club. Les soirées. Les potes. Les concerts. Les carnavals. La Fête des lumières. La patrie. La lutte. Les réseaux. La politique. L’engagement. L’art. La souffrance. L’entreprise. Les lieux touristiques. La passion. Les manifs. L’utopie. Les assos. La parentalité. Les groupes FB. La mode…
La différence, aussi, qui semble être quelque chose d’unanimement partagée ah ah !

Ce truc que tu as en commun avec plein de gens et qui fait que tu te sens en connexion.
Rien de plus normal, l’humain étant un animal social.

Bah, moi, je n’ai jamais ressenti le truc. Je ne sais pas me fondre dans le groupe, même quand le sujet me fait vibrer. Il y a toujours en moi cette conscience ultra aiguisée de moi et des autres.
Ne va pas croire que ça me fait (tout le temps) plaisir. Que c’est par mépris ou par peur.

J’en ai rêvé de connaître cette ferveur commune, cette sensation que j’imagine grisante de se sentir faire partie d’un tout, d’être dans la même vibration.
J’en ai rêvé de cette communion, De pouvoir me perdre au milieu des autres, avec les autres, d’être plus que juste moi.

Mais ça marche pas. Je n’ai aucune idée de ce que l’on peut ressentir. Je n’avais aucune idée, en tout cas. Je ne savais pas trop ce que ça voulait dire de « se reconnaître » comme membres d’une même communauté, d’esprit ou de corps.

J’ai toujours joué solo.
Jusqu’à, parfois, développer un esprit de contradiction systématique un peu ridicule, je dois dire. Ma façon à moi de questionner le commun, l’habitude, le comme tout le monde.

Peut-être que je me trompe. Que je cherche quelque chose qui n’existe pas.
Peut-être que c’est ma nature. Que c’est très bien, car cela vient apporter un regard différent.
Peut-être que toi aussi, tu te reconnais dans mes mots. Un peu, beaucoup, à la folie. Ou pas du tout ^^

Ne pas avoir l’esprit de communauté n’est pas un long fleuve tranquille.
J’ai tendance à ne compter que sur moi-même, à juger parfois durement celles et ceux qui font « comme tout le monde ».
Souvent, je me sens sur un chemin qui n’existe pas, séparé de l’autoroute bondée par un mur invisible, qui empêche toute communication.

Sauf que, depuis quelques mois, je me rends compte que je ne suis pas si seule que ça. Qu’il y a des traces de pas sur mon chemin, que je croise de plus en plus de personnes.
Des personnes qui me sourient, à qui je souris. Timidement, mais quand même.

Avec cette étrange impression de commencer à faire partie d’une communauté. Une communauté bizarre de personnes un peu étranges, peu douées pour les relations sociales. Peu douées pour la simplicité d’être ensemble.

Cette sensation grisante et terriblement humaine de pouvoir dire : on se comprend. Pas besoin d’expliquer, de théoriser, de justifier. Savoir, sentir, reconnaître chez l’autre ce point commun.

Atypique.

Morgane


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