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La différence entre savoir faire (sans forcément kiffer) et vouloir faire (sans forcément y arriver)

Je suis une adepte de la communication instinctive accompagnée.

Mon credo : tu apprends les grands principes, tu es curieux et regardes ce qu’il se passe autour de toi (en évitant ta concurrence directe, c’est trop plombant), tu te lances et tu testes, tu crées ta communication à toi en fonction de ton intuition, ton expérience, tes ressentis.

savoir faire et faire savoir
Souvent, « on » me rétorque (ce ne sont PAS mes clients idéaux, eux ne me rétorquent rien, nous sommes déjà en phase depuis longtemps ^^) : « oui, mais… »
Oui, mais… si tu ne suis que ton intuition, tu vas passer à côté de super opportunités business « juste parce que tu le sentais pas ! ». Ouais. C’est le principe, gars.
Oui, mais… si tu ne te forces pas à faire des trucs qui te soulent, tu vas droit à la catastrophe. Tu es un.e chef.fe d’entreprise, oui ou merde ?? Alors, déjà : merde. Ensuite, je crois que nous nous sommes mal compris, toi et moi.

Je ne dis pas « Fais UNIQUEMENT ce qui t’apporte un plaisir immédiat et laisse béton le reste (la compta, payer tes factures, prendre rv chez le dentiste parce que ça lance là en bas à gauche) ». Non.

Je ne dis pas non plus : « ça, tu le fais bien, alors t’emmerde pas à essayer autre chose. T’aimes pas ? Et alors puisque ça marche ??? ». Non.

Mais tu dis quoi alors ?

Je dis qu’il y a (pour résumer, car la vie est toujours plus multi-formes que les articles de blog 😉 ) 5 grandes situations pour l’entrepreneur.e, dans son business comme dans sa communication :

1- Je sais faire, j’arrive à le faire, j’adore le faire → Je le vends. (savoir si je sais/arrive/adore le vendre est une autre histoire, quoique.)

2- Je sais faire, j’arrive à le faire, ça me soule grave. → Je délègue ou je trouve une solution pour que ça me prenne le moins d’énergie/temps possible

3- Je sais faire MAIS je n’arrive pas à le faire (alors que j’adorerais) → Je trouve quelqu’un (genre moi) qui va m’aider à débloquer tout ça, à renouer avec mon intuition et à lâcher-prise. Puis je passe à l’action !

4- Je ne sais pas (encore) faire → Je trouve quelqu’un qui va m’apprendre (techniquement et, si possible, « philosophiquement ») (genre moi, again).

5- Je ne sais pas faire, ça ne m’intéresse pas mais j’en ai besoin → Je délègue, je fais confiance, je me libère l’esprit (et du temps et de l’énergie).

On en revient donc à mon postulat de départ (mon titre, quoi) : savoir faire n’est pas la même chose qu’arriver à faire.

Je sais cuisiner. Je cuisine bien, même. Quand je cuisine. Car, voyez-vous, je n’aime pas du tout cuisiner. Alors je délègue à qui veut bien cuisiner pour moi. Car j’adore manger et je le fais bien ^^. Mais surtout parce que je sais que si je dois absolument cuisiner, je vais traîner les pieds, attendre le dernier moment, je ne ferai pas de mon mieux, j’abandonnerai à la moindre anicroche, je râlerai.

Si vous détestez faire du réseautage dans les soirées mondaines, ça sera pareil pour vous ! Vous aurez beau suivre une formation « j’apprends à être à l’aise en public », « à me vendre en 30s chrono », « à me rendre irrésistible dans tous les pinces-fesses », si vous sentez profondément que ce n’est pas votre truc, si votre corps vous crie « n’y va pas », même si votre cerveau essaye de vous persuader « peut-être que tu vas signer le contrat du siècle là-bas »… à mon avis, vous serez comme moi quand je suis obligée de cuisiner. Gavée. Donc inefficace.

Si, au contraire, vous adorez écrire et que, secrètement vous rêvez d’être écrivain alors que vous vendez des boulons, écoutez-vous… Faites taire les petites voix (et les personnes) qui vous disent : « tu vas perdre ton temps si tu ouvres un blog ou que tu commences à écrire un bouquin sur « les boulons & moi, une grande histoire d’amour ». Et le temps, c’est de l’argent. Et puis d’abord, ça se saurait si on pouvait vendre des boulons en utilisant sa plume. ». Et pourquoi pas ? Ça n’a jamais été fait ? Parfait, vous ferez sensation. Ça ne fait pas décoller les ventes ? Au moins, vous aurez essayé.

s'entraider pour réussir

La différence entre savoir faire et vouloir faire

La différence est à la fois ténue et énorme. Elle tient en un mot : l’amour. Et l’amour, c’est ça qui fait tourner le monde

Oui, vous pouvez faire du business sans amour. Sans aimer vos clients. Sans aimer ce que vous vendez. Sans vous aimer vous-même.

Mais si vous faites du business avec amour, vous avez gagné avant même de commencer à vendre. Et, en plus, vous risquez de bien vendre.
C’est là qu’on me dit : Mais si l’amour suffisait, tout le monde vendrait beaucoup et serait richissime.

Sauf que… de l’amour (du vrai, pas du chiqué, cela va sans dire), il n’y en a pas tant que ça dans le business.
Sauf que, selon moi, l’amour s’entend pour les autres ET pour soi.

Si je m’aime, si j’aime mes produits, mes services, je SAIS qu’ils ont de la valeur et je les vendrai à leur juste valeur. Je ne braderai pas.

Si j’aime mes clients, je les conseillerai, les guiderai pour leur proposer ce qu’il leur faut. Ni plus mais ni moins non plus. Au juste prix.

Nan parce que c’est bien mignon de se forcer en permanence à faire, à dire ceci ou cela, juste parce que « ça a marché pour bidule», parce que « toutes les études montrent que… » ou parce que « ma mère pense que… » → STOP !
Si l’amour n’est pas là… ne vous faites pas du mal, ça serait dommage, il existe tellement d’autres possibilités.

Se donner des coups de pieds au cul, se faire accompagner, coacher par un.e pro (genre moi, oui j’insiste hi hi hi) qui n’hésitera pas à appeler un chat un chat, faire ses propres expériences et en tirer des enseignements sans se voiler la face → OUI.

Si l’amour est là, si l’intuition murmure « go », ça vaut le coût de sauter dans la fosse.

En ce moment, j’accompagne une cliente dans l’écriture de son livre. Elle aime écrire, elle écrit bien, vite et beaucoup. Et pourtant, avant, elle n’arrivait pas à se lancer. Merci les petites voix, la pression sociale et tout le toutim. Elle s’est lancée. Elle a commencé à écrire, mais il manquait quelque chose. Il manquait l’étincelle, le grain de folie, le feu du dragon. Je le lui ai dit. Elle a entendu, elle a mûri, elle a tout recommencé.

Et là, bordel de merde, ça avait quand même une autre gueule !

En ce moment toujours, j’accompagne un client à qui on avait dit : tu DOIS avoir une page Facebook pour ton activité. C’est l’avenir, patati, patata. Sur le papier, ça n’était pas faux, il aurait pu développer une clientèle (en étant patient, pertinent, persévérant). Sauf que… les réseaux sociaux ça n’est pas du tout son truc ! Il a laissé tombé, il a été soulagé, il a pu se consacrer avec bonheur à d’autres activités commerciales où il déchire grave sa race.

Mais revenons au cas que je préfère. Arrêtez-vous un instant. Repensez à vos rêves. D’enfant, d’adulte, d’entrepreneur, d’artiste. Le (ou les!) trucs que vous auriez envie de mener à bien. Vous le sentez dans vos tripes. Pas de censure. Ça peut-être anodin (en apparence) comme « juste » passer une journée à bouquiner au fond de votre lit ou « grandiose » comme écrire votre premier roman ou changer de job.

Savoir faire ? Soit vous savez déjà faire, soit vous savez comment apprendre à faire.

Talent ? Pas besoin de talent pour faire. Ça se saurait, sinon :). Le talent, c’est juste du bonus.

L’envie ? Elle est là, puissante, ne demandant qu’à être libérée.

Le passage à l’acte ? Cherchez en vous l’impulsion. Regardez autour de vous : des pros prêts à vous accompagner, il y a en a. Mettez votre sonar (alias l’intuition ou l’instinct) en action. Donnez-vous le temps sans vous donner de mauvaises excuses pour ne pas y aller. Ou appelez-moi, je sais que je peux vous aider 🙂.

Comme dirait mon amie la déesse Niké –> Just do it !

 

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10 commentaires
  • Nadège Vialle
    21 avril 2016

    Bonjour Morgane,

    Très bon article sur les permissions qu’on peut se donner (faire soi-même, se former et se faire accompagner) et celles qui nous bloquent (ça marchera jamais, personne ne m’attend, je ne sais pas faire, je vais être la risée internationale (au moins) de mon quartier, de mon secteur, du monde entier).

    Joli sujet de coaching 😉

    Good job lady <3

    • Morgane
      25 avril 2016

      Merci Nadège, je crois que je fais du coaching sans le savoir telle une Mme Jourdain des temps modernes ! Merci à toi 😉

  • Mony Chhim
    6 mai 2016

    C’est un bon article qui me fait un peu réfléchir sur l’intersection entre mes passions, talents et compétences. Merci !

    • Morgane
      8 mai 2016

      Merci Mony, si ça t’inspire, mission réussie 😉

  • Lyvia
    20 mai 2016

    J’adore ! Je partage 🙂

  • Morgane
    20 mai 2016

    Merci Lyvia !! <3

  • Miryam
    22 mai 2016

    Un plaisir, une belle découverte par Lyvia,

    Je suis en plein dans ce cheminement là.

    Ca donne envie de te suivre, moi aussi je vais le partager

  • Morgane
    23 mai 2016

    Merci Miryam ! Ravie de te rencontrer ici 🙂

  • Sabrina
    14 juin 2016

    Hum, je partage aussi 😉 Merci pour tes mo’ ! A chaque fois un bon moment (même si je commente pas …)

  • Morgane
    20 juin 2016

    Merciiii (même quand tu commentes pas 😉 )

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