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La fin de l’enfantement

Il y a un sujet hyper tabou.
Opter pour la stérilisation comme mode de contraception.

Il y a 4 ans, j’ai choisi de me faire boucher les tubes utérins (là où l’ovule rejoint les spermatozoïdes qui attendent tranquillou, contrairement à la légende qui fait croire qu’ils foncent sur l’ovule paresseux. Bref)
Donc, j’ai décidé que je n’aurais plus jamais d’enfant.
Je dis “je” car c’était ma décision perso. Mon mec m’a soutenue, mais ne l’aurait-il pas fait que cela n’aurait rien changé.

J’avais 42 ans, 2 enfants, je n’ai donc rencontré aucun obstacle à ce choix. C’était socialement à peu près acceptable. (A peu près, car cela semble choquer, comme si on n’était plus soi quand on n’est plus fertile, en tout cas volontairement)
Ce jour-là, je me suis sentie soulagée et libre.

J’ai rencontré d’autres femmes qui avaient fait le même choix, plus jeunes ou sans enfant, et bon sang, qu’est-ce qu’on peut les emmerder !
On essaye de leur faire peur, changer d’avis, de les culpabiliser voire de les accuser d’être inconscientes. On leur promet sadiquement qu’elles le regretteront.

Le choix de maternité ou pas est profondément intime et personne ne devrait avoir le droit de le remettre en cause.

Oui, les personnes dotées d’un utérus ont la capacité de réfléchir et de voir à long terme.
Oui, nous pouvons décider, choisir, même si ça semble radical.

En ce me concerne, aucun regret. Même si, comme je peux l’entendre “je perdais mes enfants” (sérieusement les gens ???).
Et, oui, j’ose en parler même si d’autres femmes souffrent de ne pas avoir d’enfant. J’ai connu cette souffrance pendant 7 ans.
Elle est tout aussi intime que de choisir de ne pas ou plus enfanter.
Je crois que plus on parlera librement, plus on pourra lutter contre l’obscurantisme.
Alors, voilà.
(Et si ça t’intéresse, ce système provoque une barrière physique à la rencontre entre les gamètes, le reste ne change pas).
Remarquons par ailleurs que l’homme qui opte pour la vasectomie est presque un héros, pleinement investi dans sa contraception.

Bref.


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