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Être pro ou être soi-même : le dilemme du tailleur à paillettes

Dans la série « J’écris ce que je veux sur mon blog, c’est chez moi, d’abord », j’ai le plaisir de recevoir Laure, fondatrice des Aventurières… Elle va nous parler de ses (gravissimes) problèmes de garde-robe. Tout un programme.

La garde-robe de mes vingt ans en disait long sur un des grands dilemmes de ma vie (passée) : avoir l’air professionnelle vs être soi-même.

D’un côté, les robes noires, les pantalons sages et autres chemises monochromes. Cette femme a la carrière dans la peau.
De l’autre, des robes multicolores, fleuries, avec des cerceaux dans les manches, à peine mettables et par conséquents mises en de (très) rares occasions. Certaines une fois, à cause d’un pari. Cette femme est daltonienne. Ou fan de Tom Selleck.

Bloguer sans renier sa nature profonde

Devant une telle schizophrénie vestimentaire, on aurait pu croire que deux personnes radicalement différentes se partageaient le placard. Voire se demander comment elles faisaient pour se supporter au quotidien.

La leçon à tirer de tout ça : l’excès de professionnalisme conduit à l’excès d’excentricité, qui conduit à une garde robe immettable.

Malheureusement on ne comprend pas toujours les leçons que la vie nous apporte sous forme de chemises hawaïennes et de pantalon cigarette.

Presque 8 ans après mon premier tailleur, j’ai lancé mon site, Les Aventurières, et j’ai refait la même erreur qu’à mes débuts : je voulais avoir l’air crédible, même si j’avais envie d’être moi. Pour être crédible, j’ai fait un site tailleur noir : classique, pro, semblable à tous les autres.
Chiant.

Je voulais avoir l’air légitime. Parce que j’étais persuadée que je ne l’étais pas.

J’étais tellement persuadée que je n’en savais pas assez que je passais des heures sur les sites des autres, à comparer sans fin leur succès avec mes débuts balbutiants, à me ronger les sangs en me disant que j’étais nulle, puis à me remettre d’aplomb en lisant des articles intitulés ‘Pourquoi il ne faut pas comparer le succès des autres à vos débuts balbutiants‘.

Heureusement avec la force de l’expérience, on comprend les choses plus rapidement, et on évite de passer d’un extrême à l’autre. J’ai vite vu que ça n’allait pas. Je changeais d’avis sur ce que je voulais faire tous les 10 jours, je ne trouvais plus l’inspiration, je tournais en rond dans mes articles au bout de quelques semaines. J’avais une dizaine de brouillons enregistrés que je jetais sans ménagement parce que je les trouvais trop nuls pour être dignes du nom ‘brouillon’.

Et puis j’ai interviewé Ash. Ash est américaine, c’est l’auteure d’un blog qui s’appelle The Middle Finger Project. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’elle a tourné le dos au mode tailleur noir et chemises chiantes. Son blog est drôle mais toujours pertinent, personnel sans être sordide, et surtout extrêmement bien écrit.

Elle m’a fait changer de point de vue sur l’écriture et l’entrepreneuriat : elle m’a rappelé qu’il est important de savoir pour qui on fait les choses, et quel est l’objectif que l’on souhaite atteindre. Mais il ne faut pas s’oublier dans l’équation. Trouver son ton et prendre du plaisir est indispensable pour avoir du succès et s’épanouir.

‘J’ai décidé que ‘parce que j’ai envie’ était un excellent business plan’ Danielle Laporte

Après cette interview, j’ai décidé d’explorer ce qui était marrant pour moi, au lieu de m’inquiéter de ce qu’on allait penser de moi. Je suis partie à la recherche de qui me fait plaisir, au lieu d’avoir peur d’être trop personnelle. Après quelques semaines d’essais et quelques brouillons de plus, j’ai trouvé ce que j’avais vraiment envie d’écrire.
J’ai changé la ligne éditoriale de mon site, et je me suis consacrée à la reconversion professionnelle au sens large : depuis le moment où on a la trouille de partir au fait de savoir vendre son projet.

J’ai écrit d’une façon plus détendue, j’ai continué à apprendre pour améliorer mon écriture, mais je n’avais plus l’impression de le faire pour les autres. J’ai pu m’atteler à des projets plus ambitieux : un premier ebook ‘Libérez votre génie de l’Open Space’, puis une série de mails sur 30 jours. Je me suis mise à écrire tous les jours, les sujets venaient de mes discussions, de mes rencontres, parfois d’une anecdote ou d’une lecture. Finies les pannes d’inspiration.

J’ai aussi commencé à rencontrer d’autres entrepreneures qui tenaient des blogs sur des sujets similaires : je ne vois plus les autres comme des concurrentes, mais comme des amies, des sources d’inspiration, des collègues. J’ai envie de parler d’elles à mes lecteurs, parce que mon objectif est avant tout d’être utile et de permettre aux gens qui arrivent sur les Aventurières de trouver ce dont ils ont besoin. Que ce soit chez moi ou ailleurs, ou plus probablement en combinant plusieurs sources.

Depuis que je m’amuse à écrire et que je bosse comme je veux, le blog n’arrête pas de progresser : il y a 5.5 fois plus d’Aventurières en juillet qu’en avril. J’ai participé à deux conférences qui m’ont permis de rencontrer des lecteurs et de faire connaître les Aventurières à des nouveaux. On m’a commandé des articles, proposé des missions, et je rédige des articles invités pour des blogs comme celui de Morgane.

Plus je m’amuse, plus j’ai envie d’en apprendre, et plus ça marche. Le mieux, c’est que je sais que je ne peux pas échouer parce que tous les matins je me réveille en me disant que j’ai une sacrée chance et que j’adore mon job. Si ça ne marche plus ? Je serais tellement contente d’avoir osé le faire.

Des plans B ? Je n’en ai pas. J’ai compris une chose : faire ce qui nous plaît ouvre des portes. Je ne sais pas quel sera mon plan B le jour où j’aurais besoin d’en avoir un, parce que je verrais à ce moment là ce qu’on me propose et les portes auxquelles j’aurais envie de frapper. Aucun intérêt à tout définir maintenant.

Ce qui est sûr ? Je n’ai plus besoin ni des costumes noirs pour être crédible, ni des robes à cerceaux pour compenser.

La schizophrénie du tailleur à paillettes, c’est fini.

 

Laure a fondé les Aventurières pour accompagner les envies de reconversion depuis la trouille du départ aux idées de génie, jusqu’aux méthodes pour se lancer avec succès.

Pour rester en contact et ne rien rater des Aventurières, inscrivez-vous sur le site et recevez le livre ‘Libérez votre génie de l’Open space‘.

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17 commentaires
  • Marion
    1 septembre 2015

    Bonjour Morgane,

    j’ose enfin un commentaire sur ton blog que je suis assidûment depuis un an! 🙂

    Joli thème que celui de la schizophrénie de l’apparence, qui me parle ô combien.
    Merci de me rappeler (comment fais-tu pour que ça fasse mouche à chaque fois?!) que rester fidèle à ce qu’on est, en faisant fi des normes, est le plus sûr moyen d’attirer à soi ce qui nous va bien.

    • Morgane
      1 septembre 2015

      Bienvenue Marion et bravo d’oser je ne mords pas, enfin pas mes gentils commentateurs ah ah ! Totalement d’accord avec toi ^^

    • Laure
      7 septembre 2015

      Bonjour Marion,

      Le plus drôle dans tout ça, c’est que quand on lâche, on se demande comment on faisait avant. Même s’il y a des relents de ‘J’ai vraiment le droit de faire ça?’, c’est de plus en plus facile de se lâcher, et d’explorer des facettes de plus en plus intéressantes du taf et de sa personnalité. On a tout à y gagner !

  • Clotilde
    7 septembre 2015

    Waouh!!!! J’en suis au tout début, alors cet article a vraiment résonné en moi. « Il est important de savoir pour qui on fait les choses, et quel est l’objectif que l’on souhaite atteindre. Mais il ne faut pas s’oublier dans l’équation. Trouver son ton et prendre du plaisir est indispensable pour avoir du succès et s’épanouir. » Tout est dit ! L’art de joindre l’utile à l’agréable. Merci Laure et Merci Morgane !

  • Morgane
    7 septembre 2015

    C’est un plaisir de faire plaisir ^^

  • Claire
    7 septembre 2015

    Bonjour,
    Il me semble que l’on peut être pro tout en étant soi-même. A la lecture de cet article, il est certain qu’il est important de se faire plaisir. ça transparaît auprès de notre entourage.
    J’ai eu un long passage à vide, où je n’arrivais plus à me faire plaisir. Je suis en train de réapprendre le goût du plaisir. C’est important et essentiel surtout en ces temps de crises.
    Bien cordialement.

  • Morgane
    7 septembre 2015

    Oui Claire, quand on est soi-même, on est pro. C’est essayer de « faire pro » qui est vain ! Merci de votre passage 🙂

  • Abdelhamid
    8 septembre 2015

    Voilà une très belle découverte et rester soi même c’est oser explorer mais ne jamais endosser les habits d’un autre. Mo tu es une chercheuse d’or et voilà une bien belle pépite. Je te remercie car tu viens d’éclairer ma journée par ce simple article.

    • Morgane
      8 septembre 2015

      ah tant mieux !

  • Abdelhamid
    8 septembre 2015

    Merci surtout à Laure dont je viens découvrir la plume et une partie de l’univers. Laure chère Laure, je creuse pour aller plus loin.

  • Morgane
    9 septembre 2015

    Mais c’est un plaisir chère Chris, d’ailleurs, si un jour tu veux contribuer sur la même thématique, be my guest !

  • Patricia
    16 septembre 2015

    PAFFFF…. en plein dedans 🙂
    Vive le retour des vacances avec la lecture de cet article et la finalité de la mise en pratique.
    Belle journée à toi !

    • Morgane
      16 septembre 2015

      Ah ah ! Bon retour 😉

  • Pascal
    1 octobre 2015

    Merci surtout à Laure dont je viens découvrir la plume et une partie de l’univers. Laure chère Laure, je creuse pour aller plus loin.

    • Morgane
      1 octobre 2015

      Oui, creuse, ça vaut le coup, y a un trésor ^^

  • Julie lit au lit
    4 juillet 2016

    Vivement l’authenticité! Merci!

  • Morgane
    4 juillet 2016

    Y a kça de vrai !

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